Nabelnisme
Un article de Wiki Belondor.
Le nabelnisme souhaite aussi unir les Belondaures autour d'un objectif unique (un "Grand Projet") afin d'être portés à leur destin de règne sur le Genre Humain, selon le mythe de la Très Grande Nation.
Sommaire |
Origine de cette pensée
Le terme de nabelnisme vient de l'Empereur Nabelnine Ier, qui en fut l'inspirateur lors d'un discours resté célèbre après une visite en Ardanie en plein délabrement où il déclara :
"[...] Je suis effaré de la situation [...] L'on a vu ici la faillite du libéralisme au Belondor. Ce mode de pensée, n'est pas adaptée à notre situation économique actuelle, et n'est absolument pas nécessaire dans un contexte où les échanges internationaux sont très restreints.
[...] l'Etat doit avoir le monopole de la Sécurité sociale pour moi, pour un principe d'égalité. Mais cette sécurité sociale, doit se faire sans augmenter les prélèvements obligatoires et par un système de capitalisation public, sur le modèle des fonds de pensions [il parle ici seulement du système de retraites]. La politique économique du Belondor doit reposer sur plusieurs piliers : faibles prélèvements obligatoires, salaires élevés, système de Sécurité sociale basée sur l'assurance hormis pour la politique nataliste et les personnes non-autonomes, un monopole d'Etat dans certains secteurs afin d'assurer l'égalité de tous devant des besoins nécessaires à tous, de conserver notre indépendance d’action et d’initiative, de conserver notre souveraineté nationale et de palier aux faiblesses nombreuses du marché, un système de retraite universel, obligatoire et public, capitalisé."
Actuellement, l'Empereur a réfuté une partie de ses propos, convenant qu'il avait parlé sous le coup de l'émotion. Depuis, seules les définitions économique et politique ont été éclaircies.
Corpus idéologique
Comme toute idéologie politique, le nabelnisme s'intéresse non seulement aux aspects économiques mais également au fonctionnement des institutions politiques.
Principes généraux
De manière générale, le nabelnisme garde religieusement sa foi politique et son drapeau. Ce courant d'idée ne se laisse détourner de sa route par aucune suggestion, aucune calomnie. Il ne consentira ni concession, ni compromis sur ses piliers "historiques" :
- l'attachement à l'Empire, à l'Empereur et à la Famille Impériale
- l'attachement à la religion Zorthodoxe, comme étant l'essence culturelle, morale et religieuse du Belondor
- le patriotisme économique
- l'attachement au capitalisme dans une vision libérale mais avant tout pragmatique de l'économie permettant le progrès social
- l'autorité dans la démocratie
- la souveraineté et l'indépendance nationale
On notera cependant que le nabelnisme ne saurait être réduit à un sextuor dogmatique. Ce qui fait sa force, c'est principalement son pragmatisme et sa dynamique : être nabelniste, c'est aborder les problèmes d'une façon volontaire, c'est afficher un état d'esprit positif, actif et ambitieux.
Nabelnisme économique
L’objectif des nabelnistes est de relancer la consommation par la hausse du pouvoir d’achat, tout en ne surchargeant pas les entreprises de prélèvements obligatoires pour qu’elles gardent leur compétitivité, ni de réglementations pour qu’elles gardent une certaine flexibilité.
Ceci tout en assurant aux salariés un niveau de protection sociale forte pour leur permettre une vie décente, mais tempérée par des mesures incitatives pour reprendre le travail. Aussi, les nabelnistes sont favorables à un système de retraite obligatoire et universel d'Etat, sans empêcher les assureurs privés d'en proposer.
Ils prônent aussi la création d'entreprises publiques d'Etat dans certains secteurs jugés vitaux pour le développement de la nation comme dans l'énergie, l'eau, les télécommunications, les postes, les trains et transports en commun, l'armement etc., ce qui n'élimine pas la possibilité d'une privatisation. Leur patriotisme économique s'accompagne d'un protectionnisme très élevé ainsi que du culte du Sesterce fort.
En fait, un nabelniste se fixe donc comme buts économiques le progrès social, quelque soit la politique économique à adopter, dans le cadre du capitalisme, qu'ils voient comme le seul système capable d'assurer la prospérité, car créateur de croissance économique et de richesses.
L'Etat n'est alors qu'un "infirmier", qui dans le cadre d'une certaine forme d'Etat-Providence assure les citoyens contre les effets pervers de l'économie de marché.
Nabelnisme politique
L’objectif de cette vision institutionnelle est de prévenir tout affaiblissement de l'Etat comme peut le provoquer un régime parlementaire, et d’avoir à la tête de l’Empire un véritable chef à l'autorité naturelle et incontestée ; tout en possédant une base démocratique avec le suffrage universel. Le nabelnisme prône donc un régime autoritaire mais populaire, symbole de l'autorité dans la démocratie.
L'Empereur Nabelnine Ier ne s'est jamais prononcé spécifiquement sur les formes institutionnelles à mettre en place. Il s'est contenté de prôner l'autorité indéflexible de l'Etat et de l'exécutif, le droit du peuple à être consulté par le biais d'élections et du plébiscite ; le respect de l'intégrité du régime, du statut de l'Empereur comme chef de la politique belondaure et du territoire impérial, voire l'expansion coloniale de ce dernier.
Existe-t-il un nabelnisme sociétal ?
Il est évident que le nabelnisme est bien différent du conservatisme, du libéralisme ou que de la social-démocratie, quant à son approche de la société.
Les nabelnistes ne semblent pas avoir d'a priori. Il semble donc qu'il souhaite aborder les problèmes de société avec pragmatisme. C'est ce qui fait que les nabelnistes sont favorables à l'IVG - mais sous certaines conditions afin d'éviter les abus -, à la contraception, au droit de vote des femmes, ou encore à l'abolition de la peine de mort.
Cependant, les nabelnistes refusent de faire de cette liberté une licence, comme le font les libéraux et sociaux-démocrates. Pour eux, la liberté ne doit pas être un but à atteindre, un optimum philosophique. En effet, les nabelnistes prônent avant tout l'unité de la Nation derrière un "Grand Projet" patriotique, voire nationaliste. C'est une des raisons pour lesquelles, les droits de réunions, de publications, etc. sont restreints par des institutions telles que le Département de la Sécurité Intérieure.
Il ne faut pas oublier non plus que le nabelnisme reconnaît l'apport de la Zorthodoxie dans la culture et la morale belondaure. L'Eglise doit être un pilier de l'Ordre social et aider à l'unité de la Nation justement. Mais, à la différence des conservateurs, les nabelnistes ne voient pas les règles morales de la religion d'une manière impérative mais plus indicative. Le régime se doit alors de respecter cet héritage, mais sans en faire sa boussole : il lui faut alors conciler progrès et tradition.
Car pour un nabelniste, si la tradition est factrice d'Ordre social, seule, elle ne peut permettre le progrès social.
On peut donc en toute logique dire que si le nabelnisme est attaché aux valeurs de la patrie, de la tradition et de l'Ordre, il se veut avant tout pragmatique sur chaque problème posé.

