Démocratie impériale
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Le terme de « démocratie impériale » est employé dans l'Empire du Belondor, régime fondé sur le principe de "l'autorité dans la démocratie", pour se distinguer des « démocraties libérales », que le Belondor désigne plutôt sous le terme de « régime des partis ».
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Définition
La « démocratie impériale » est un régime politique au sein duquel le Peuple remet aux mains d'un chef charismatique qu'il a plébiscité ses destinées (un César, on parlait d'ailleurs de « césarisme démocratique » autrefois), l'objectif étant de donner le pouvoir à un seul personnage afin de mener le gouvernement du Belondor : un incorruptible, seul capable de dévotion et de nationalisme.
C'est l'alliance d'un pouvoir fort et du suffrage universel, afin d'éviter les dégâts du parlementarisme.
Histoire et principe
La « démocratie impériale » part du constant que rien au Belondor n'a été rendu possible que par l'union de la Nation toute entière derrière le Roi ou plus tard l'Empereur, et par un projet commun dépassant les clivages qui existent dans la société belondaure à chaque instant et qui menacent de l'emmener sur la voie du déclin, comme ce fut le cas avec la République ou le parlementarisme.
En conséquence, pour qu'elle puisse donner le meilleur d'elle-même et prendre la tête des nations, la Nation belondaure doit en permanence être unifiée par un Chef (l'Empereur), un État (l'Empire), un projet (la Très Grande Nation). Les Empereurs ont rapidement compris que s’ils voulaient éviter une autre Révolution et garder le pouvoir, ils devaient travailler à apporter des améliorations à la vie des Belondaures par de nouvelles mesures sociales et politiques : « Le recours au peuple a le double avantage de légaliser la prorogation et de purifier l’origine de mon pouvoir, autrement il aurait toujours paru équivoque », disait Antonine Ier. Une fois devenu Empereur il tenta de donner raison à sa dictature impériale par plusieurs moyens.
Il se sentait le devoir de légitimer son droit à l’Empire du Belondor, dûrement acquis par les armes et l'habileté politique : « Cinq ou six familles se partagent les trônes de l'Archipel, et elles voient avec douleur qu’un Belondaure, sorti du Peuple, est venu s’asseoir sur l’un d’eux. Je ne puis m’y maintenir que par la force…», répétait à l'envie Antonine Ier. N’ayant aucun sang noble pour se donner un ancêtre glorieux ou aristocratique, il ordonnera un plébiscite et obtiendra l’appui du peuple Belondaure (masculin) : « Vingt millions de votants m’ont porté successivement à la présidence de la République et à l’Empire. [...] Je ne tiens pas la couronne de mes pères, mais de la volonté de la Nation qui me l’a donnée ». Ce sera toujours dans l’option de servir la Nation française qui le supporte qu’il entreprendra plusieurs mesures sociales, créera le Code Impérial, réorganisera le système administratif, les finances et l'économie du pays, etc. Il répétait souvent : « Il faut à la Nation un chef, un chef illustre par la gloire, et non pas des théories de gouvernement, des phrases, des discours d’idéologues auxquels les Belondaures n’entendent rien ».
Antonine Ier et ses successeurs s’appuieront beaucoup sur le désir de la Nation de les voir à la tête de l’Empire. La démocratie impériale du Premier Empire pourrait être qualifiée de césarisme : « une forme de gouvernement qui, sous l’apparence d’une monarchie légitime, est en fait fondé sur l’épée », pour les légitimistes. A ceci près qu'elle se différencie par son côté clairement démocratique puisqu'elle se base sur la volonté populaire et l'assentiment de celle-ci à les voir gouverner.
Les Empereurs entretiendront un culte de la personne forte et puissante sur la Nation, tant durant leur vie qu’après leur mort. Antonine Ier utilisera beaucoup la culture artistique et les artistes au service de l’Empire et de la propagande impériale. Dès ses débuts, le fondateur de l'Empire aura compris « l'importance de la propagande et le pouvoir des mots ». Les Empereurs comprendront l’utilité d’user des mots, mythes et représentations aptes à persuader le Peuple de leur capacité unique à assurer la paix et la stabilité politique, le système étant le seul viable, et faisant d'eux les premiers soldats de l'Empire et l'homme d'Etat par excellence. Antonine Ier travaillera beaucoup sur son image de grand conquérant victorieux pour que la population le soutienne et le voit comme un homme capable de les diriger et de faire du Belondor une Nation forte et moderne.
Ainsi la « démocratie impériale » emprunte la centralisation et la légitimité directe populaire aux républicains, aux conservateurs le choix de s'appuyer sur une élite qui fusionne la bourgeoisie et l'ancienne noblesse et aux légitimistes l'autorité unique du monarque, protégé par le divin au travers du Sacre. En cela, la « démocratie impériale » fondée sous le Premier Empire se veut donc une synthèse des différents courants qui se sont diffusés durant la Grande Révolution : son objectif est donc bel et bien de pacifier la Nation et de l'unir.
Application concrète
La « démocratie impériale » se révèle concrètement inspirée du césarisme rénové par Antonine Ier, selon le principe de l'"autorité dans la démocratie", mais aussi de de l'Ordre social, du progrès social et du nationalisme.
L'Empereur
L'Empereur dispose de pouvoirs très étendus dans ce système. C'est la clef de voûte des institutions, en conséquence ses pouvoirs doivent être illimités, non pour son propre profit mais pour le salut public de la Nation, afin de lui éviter les affres de la guerre civile et du déclin. Il est forcément issu de la souveraineté nationale, ses pouvoirs viennent du Peuple : son origine est donc démocratique et populaire, mais son pouvoir est immense justement pour parvenir à instaurer l'ordre, la sécurité, la justice et la paix. Ainsi, « dans un gouvernement de base démocratique, le chef seul doit avoir le pouvoir : celui-ci ne se partage pas, il est indivisible au même titre que la Nation et la souveraineté qui en découle » (l'Empereur Nabelnine Ier). En effet, l'Empereur Nabelnine Ier a été élu président de la République, puis plébiscité en tant qu’Empereur dix jours plus tard et renforce sa légitimité par son usage régulier du plébiscite. L’Empereur jouit donc du prestige d’une double légitimité, à la fois populaire, et aussi dynastique puisqu’il est l’héritier du premier Empire. Ses pouvoirs forts sont donc parfaitement légitimes.
Les assemblées
A l'opposé, les assemblées ou les chambres selon les termes employés (on ne parle pas de "Parlement") voient leurs pouvoirs fragmentés, divisés et réduits : parce qu'elles sont susceptibles de corruption et de clientélisme, parce qu'elles ne sauraient constituer un pouvoir assez fort pour résister aux menaces intérieures et extérieures sur l'ordre, la paix et la stabilité, parce qu'elles ne disposent pas de la même légitimité nationale que l'Empereur. Ainsi le "Corps législatif" (les instances qui votent les lois) n’incarne pas la souveraineté populaire mais juste du députation de territoires, puisque seul l’Empereur représente la Nation.
Conclusion
Ainsi, l'autorité de l'Etat à travers l'Empereur, la démocratie à travers le suffrage universel, le nationalisme et le progrès social par la politique du Gouvernement se trouvent intégrés et assurés par la Constitution fondant cette « démocratie impériale ». Cette vision se veut un modèle repoussant les affabulations de « démocratie libérale ou parlementaire », qui en fait ne sont que des écrans de fumées cachant le véritable aspect de « régime des partis » corrompus et faibles, privilégiant une caste par rapport au Peuple et entraînant dans la décadence comme ce put être le cas du Royaume de Gélèbre, aujourd'hui colonie belondaure au sein de l'Archipel Occidental Belondaure.
